Mon retard n'a d'excuse que ma paresse... Je reviens donc rapidement en ce dernier jour de "vacances"... Voici les quelques clichés volés lors du festival international de théâtre de rue à Devizes...
lundi 31 août 2009
dimanche 30 août 2009
Le jour des saucisses dans l'aquarium
"Coffee & cigarette", l'adage des grands Jours.
Démarrage en côte et arrivée en trombe à la gare la plus proche. Billets et livre en poche, j'attends impatiemment la venue de mon destrier d'acier. Quelques photos ratées du quai déserté et c'est déjà l'heure de l'espérée chevauchée...Wou hou, pense-je.
Plaines, prairies, collines ... collines, prairies, plaines. Le voyage est éphémère, bref, la destination est atteinte. Enfin, reste quand même cette foutue attente.
Coffee & cigarette, cigarette & coffee, ça fume et ça boit mais ça n'avance pas, le piétinement est de rigueur...et ces pigeons qui me picorent les chaussures. Je pense "sale race" mais ne dit mot. 120 pages et 10 mégots plus loin, on m'estampille d'un BANKSY à l'encre rouge sur la main droite... Gloire! Encore quelques minutes avant mon entrée offcielle. Parapluie replié, appareil dégainé, l'assaut est lancé!
Ce bestiaire contemporain me laisse songeuse.
Qui des regardants ou des regardés sont les animaux en cage?
7:35 pm. Les lumignons nous invitent à sortir de l'antre mal éclairée .
Affranchie de l'écrin muséal, je m'engage alors dans cette autre ménagerie, celle ensoleillée, ou les cages sont invisibles et les animaux en semi-liberté.
Veni Vidi Vici
Me & Banksy
Part 2/2
samedi 29 août 2009
Copper field ou la magie des plaines
Persuadée qu'il y aurait prolongation, je préparais sans trop me presser, mon énième assaut à la forteresse. Lascivement, j'occupais mon temps de congé entre promenades et dérives non culturelles.
Ce samedi soir, désabusée par l'ennuyeuse quête de l'aiguille (images à l'appui), je me décide enfin à organiser l'offensive finale. En deux clics et trois mouvements, je navigue stressée sur la page web du musée à la recherche de la fameuse prorogation. L'exploration est vaine. Rien ne laisse présager le peu de répit escompté, il ne reste seulement que deux journées avant la fin de l'exhibition.
Demain donc, il me faudra me lever tôt.
mardi 25 août 2009
Le jour du café froid
C'est l'histoire d'une exposition au Bristol Museum.
Un événement tel que de jour en jour la file d'attente s'agrandit et déborde sur les rues avoisinantes le bâtiment. Aujourd'hui j'en suis à mon troisième essai, mais ma persévérance ne paye toujours pas même si l'entrée est gratuite...
Exemple de ma bonne volonté :
Levé 7:00am (heure locale), départ 8:00 am de Marlborough, arrivée 9:12 am à Bristol. Naïve, je pense que mon avance d'une heure sur l'ouverture me permettra de pénétrer dans la forteresse. Premier passage devant l'entrée principale, une centaine de personnes avachies sur le parvis sirotent les célèbres cafés à emporter de chez Costa. Sur le sol gisent des couvertures et autres sièges de camping...Appréhension... Premier check point.
Connaissant le principe de découpage de la foule, je file à l'angle de la rue afin de retrouver le second point d'attente. Le double de personnes, cloisonnées dans un dédale de barrières métalliques, savourent les mêmes boissons chaudes...A partir d'ici c'est 3h "à compter les clous de la porte", m'indique le panonceau ... ça aurait pu être pire.Victorieuse, je m'engouffre dans les barricades. Une voix me souffle :
"Where are you going ?" à laquelle je réponds fièrement avec mon bel accent :"..To the queue, for the exhibition..". Et c'est bien ça le problème, cette fameuse queue qui n'en finit pas de s'allonger...
Le gentil monsieur au gilet fluorecent m'explique alors, que je peux bien patienter, mais il me faudra aller dans la rue juste derrière, car oui, incroyable mais vrai ce n'est pas 2 checks points mais bien 3 qu'il faut traverser avant de pouvoir s'introduire dans le joli édifice...
Un demi-tour me suffit pour comprendre. J'aperçois l'autre cortège d'infatigables spectateurs. Même jus de chaussette et mêmes trônes en plastiques...Damned! Le gilet lumineux me précise que c'est 5 heures d'attente.
"Mais à quelle heure sont arrivés ces barbares ?"
"Offf...à 6h m'zelle.."(en anglais dans le texte)
Je bouillonne...
Détruite, mais pas vaincue, je remercie le jeune luisant et m'enfuis dans la ville en n'oubliant pas de laisser les traces de mon passage éclair...
to be continued...
Me v.s Banksy
part 1
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